Echo > Février 2003
Numéro 2, Février 2003
ne paraît pas en juillet et août.
Ed. Resp.: Luc Voets
Rue Haute 42 • 1000 BRUXELLES
Bureau dépôt: Bruxelles X
 

La lettre d’information des services d’études de la FGTB fédérale et des Interrégionales

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SOMMAIRE

Economie
Accord européen sur la fiscalité de l’épargne •Avis du CCE sur l’élargissement de l’Europe

Entreprises
• Le label social belge: une bonne idée ou une fausse bonne idée?

Politique sociale
• Actualités du CNT
• Commission consultative prépension: les chiffres de 2002

Ombuds social
• Application d’une sanction prévue par CCT pour non-respect de la procédure en cas de licenciement multiple suite à une faillite

Echo-régions
• Conférence des Syndicats des Capitales Européennes - 23 au 25 janvier 2003 -Rome
• Création d’une cellule syndicale de mobilité
• Agrément et subvention-nement des OISP et des EFT
• Réseau d’action contre la spéculation financière

Europe & International
• Convention: le groupe de travail Europe remet ses conclusions
• La VLIG reçoit des représentants des ouvriers agricoles du Chili

Réduction de la durée du travail: un nouvel élan?

Vous aussi, vous le vivez chaque jour? Se dépêcher le matin pour arriver à temps au travail. Une fois arrivé, ne plus savoir par où commencer. Le soir, affronter les files et autres bouchons. Se dépêcher sur la route pour ne pas arriver en retard à l'école ou à la crèche. Faire encore vite quelques courses, rentrer à la maison et puis la course au repas,…

Du stress, du stress, toujours du stress.

Jamais auparavant, le Belge moyen n'a travaillé autant d'heures dans des conditions aussi éprouvantes. Il y a cinquante ans, la durée de travail hebdomadaire dans un ménage s'élevait à 45 heures en moyenne. Aujourd'hui, la durée de travail hebdomadaire de chacun des conjoints d’un ménage à deux revenus varie de 72 à 76 heures. De plus, le rythme de travail s'est sensiblement accéléré. En même temps, d'autres travailleurs restent privés d'emploi.

La FGTB travaille depuis des années à l'élaboration d'une solution collective à ce pro-blème: travailler moins d'heures et à terme passer à la semaine de 32 heures et à la semaine de 4 jours avec parallèlement le crédit temps qui ouvre une série de possibilités individuelles. La réduction du temps de travail est la pierre angulaire de deux revendications de la FGTB: davantage de temps libre pour ceux qui ont un emploi et plus de pos-sibilités pour ceux qui en recherchent un.

Il faut encourager la réduction du temps de travail. La FGTB a par conséquent exigé du gouvernement qu'une partie des réductions des cotisations accordées aux employeurs soient liées à la réduction du temps de travail et à l'emploi.

A cet égard, la ministre de l'Emploi et du Travail a franchi une étape importante. Elle est parvenue à concrétiser cette revendication en l’intégrant dans un cadre légal. Si une entreprise passe à un régime de durée moyenne de travail hebdomadaire de 37h00 calculée sur une base annuelle, le nouveau système lui accorde une réduction annuelle de cotisations de 1.600 euros par travailleur temps plein, et ce, pour une période de 2 ans ; ce même montant est octroyé pendant 3 ans si on passe aux 36h00 et pendant 4 ans si l’introduit les 35h00 ou moins. Si parallèlement, la semaine de quatre jours est instaurée, ce montant est relevé jusqu’à 4.000 euros pour la première année.

Ceci permet d’organiser une réduction du temps de travail avec maintien intégral du salaire pour les travailleurs et sans charges salariales supplémentaires pour l'employeur. De plus, cette réduction de la durée du travail peut prendre différentes formes: diminution du temps de travail hebdomadaire ou davantage de jours de congé, ou une combinaison des deux. Enfin, des conventions peuvent être conclues pour améliorer la situation de groupes de travailleurs spécifiques. Pensons aux travailleurs âgés, travailleurs postés, travailleurs de nuit ou à une section où le travail est pénible.

Ce système offre donc suffisamment de possibilités pour les prochaines négociations sectorielles.

Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations, vous pouvez lire et télécharger la brochure FGTB «Réduction du temps de travail» sur notre site Internet www.fgtb.be (cliquez sur la rubrique: documents).

Economie

Newsletter BCE

A l’initiative de la FGTB et de la CSC et en collaboration avec l’ISE (Institut Syndical Européen), une newsletter sur la Banque Centrale Européenne (BCE) est actuellement en préparation. Cette publication concise et rédigée dans un style compréhensible devrait être publiée tous les mois. Elle vise à informer les personnes intéres-sées sur la politique de la BCE. Cette newsletter comprendra donc d’une part un résumé et une analyse du Bulletin mensuel de la BCE et d’autre part plusieurs indicateurs importants sur la croissance économique et les salaires, afin d’encourager le débat avec la BCE. Des informations plus dé-taillées à ce sujet vous seront transmises sous peu.

•••

Taux de chômage: du jamais vu!

Le BIT (Bureau International du Travail) a publié récemment une analyse sur la situation mondiale de l’emploi. L’impact des attentats du 11 septembre et le ralentissement, pendant deux années successives, de la croissance écono-mique mondiale, ont provoqué une hausse du taux de chômage dans le monde entier. Fin 2002, on comptait quelque 180 millions de chômeurs dans le monde, un chiffre sans précédent. De plus, en 2003, il est fort peu probable que la situation de l’emploi s’amé-liore. Le nombre de travailleurs pauvres – c’est-à-dire qui gagnent un dollar ou moins par jour – a augmenté pour atteindre 550 millions. Pour parvenir à l’objectif fixé par les Nations Unies – diminution de moitié de la pauvreté extrême d’ici 2015 – il faudrait créer au moins un milliard d’emplois supplémentaires dans les 10 années à venir. Pour de plus amples informations à propos de cette analyse, consultez le site de l’OIT à l’adresse suivante : www.ilo.org/brussels.

Accord européen sur la fiscalité de l’épargne

Après des années de tentatives infructueuses, le Conseil ECOFIN du 21 janvier 2003 est parvenu à un accord sur la fiscalité des revenus de l’épargne au sein de l’UE.

Sur base de ce compromis, il est prévu que douze Etats Membres mettront en place au 1er janvier 2004 un système d’échange d’informations sur les revenus de l’épargne placée chez eux par les résidents des autres EM. Par contre, le Luxembourg, l’Autriche et la Belgique ne seront pas tenus de fournir d’informations sur les revenus de l’épar-gne placés chez eux. En contrepartie, ces trois EM s’engagent à retenir à la source un précompte (15% au 01/01/2004, 25% au 01/01/2007, 35% au 01/01/2010) sur ces revenus pendant une période de transition dont on ne fixe pas la fin.

Les recettes issues de cette retenue seront ristournées à l’Etat d’origine de l’épargnant à concurrence de 75%, les 25% restant demeureront dans les caisses de l’Etat opé-rant la retenue.

Commentaires

Il y a lieu de regretter que la Belgique n’ait pas décidé d’intégrer le groupe des EM qui procéderont à l’échange des informations sur les revenus de l’épargne. En décidant de se contenter à procéder à une retenue à la source, le Ministre des Finances belge, REYNDERS, permettra la persistance du secret bancaire fiscal en Belgique, secret qui sera opposable tant à l’égard des épargnants non résidents que des contribuables belges. Un tel état de fait a donc le désavantage de priver le fisc d’une précieuse source d’informations.

De même, il y a lieu de regretter que notre voisin luxembourgeois ne procédera pas à cet échange d’informations. Cela aurait plus que certainement fourni des renseignements précieux au fisc belge, notamment sur l’existence d’une épargne dans le chef de certains contribuables qui, pourtant, ne déclarent que de faibles revenus imposables.

Toutefois, vu la clé de répartition de cette retenue à la source et la plus que probable existence d’une épargne belge importante dans les banques luxembourgeoises, l’Etat belge va enregistrer de nouvelles rentrées fiscales.

A l’heure de la recherche de nouvelles sources de financement pour la Sécurité sociale, on peut se demander si ces nouvelles rentrées budgétaires ne devraient pas être affectées intégralement à ce financement (et/ou à l’alimentation du Fonds argenté pour le financement des pensions légales), assurant de la sorte une meilleure participation des autres revenus que ceux du travail au financement de notre système social.

Poser la question, c’est peut-être déjà y répondre?
christophe.quintard@fgtb.be (02/506.82.75)

Avis du CCE sur l’élargissement de l’Europe

Ces derniers mois, un groupe de travail du Conseil Central de l’Economie
(CCE) s’est penché sur les conséquences socio-économiques du futur élargissement de l’Union européenne (plus particulière-ment, l’élargissement à la Pologne, Tchéquie, Hongrie, Slovaquie, Slovénie, Lituanie, Lettonie, Estonie, Chypre et Malte en 2004 et à la Roumanie et à la Bulgarie en 2007). Les aspects positifs de l’élargissement sont, selon cet avis, une nouvelle garantie de paix et de stabilité sur le continent européen et les avantages économiques (davantage de débouchés commerciaux, la disparition des entraves à l’importation et à l’exportation) sont évidents. Tous ces éléments devraient stimuler la croissance économique et l’emploi au sein de l’Union élargie (et la Belgique en bénéficiera également). Toutefois, l’avis explique aussi en détail les incertitudes que créera l’élargissement dans certains domaines : comme l’emploi dans certains secteurs à forte intensité de main d’œuvre, le budget de l’Union européenne, la fiscalité (nécessité d’une plus grande coordination des règles fiscales minimales pour l’ensemble de l’Union). A la demande de la FGTB, l’avis rappelle l’appel lancé par les partenaires sociaux européens avant le Sommet de Laeken pour stimuler le dialogue social dans les nouveaux Etats membres. Partant de cet appel, le Conseil demande aux investisseurs belges d’encourager le dialogue social dans les futurs Etats membres et de favoriser son déve-loppement structurel dans l’esprit du modèle social belge. Cet avis peut être consulté sur le site du CCE (http://www.ccerb.fgov.be).

rafael.lamas@fgtb.be (02/506.82.73)



ENTREPRISES

Le label social belge: une bonne idée ou une fausse bonne idée?

La FGTB soutient évidemment toutes les initiatives qui contribuent à l’amélioration des conditions d’existence des travailleurs tant à l’échelle nationale qu’internationale. Nous participons à ce titre à l’initiative du gouvernement belge pour l’instauration d’un label social visant à promouvoir des produits dont la fabrication respecte des conditions de travail décentes.

Label sous conditions!

L’attribution de ce label repose sur le respect des normes édictées par l’Organisation Internationale du Travail garantissant des droits mais également des outils pour les faire respecter (liberté syndicale, négociation collective…).

Notre ligne de conduite est clairement que les «Codes de conduite» et autres «labels» ne peuvent cependant pas devenir une ‘soft law’ privatisant des parties de la législation sociale, ni servir de prétexte pour éluder des obligations légales ou contractuelles et écarter des systèmes existant de concertation entre interlocuteurs sociaux.

La clé de la promotion des droits des travailleurs tient toujours au respect d’une action syndicale libre, voulue et dirigée par les travailleurs eux-mêmes.

A ce titre, et pour bien marquer son carac-tère supplétif, l’octroi de ce label doit en tout cas être subordonné au moins à cette première condition dont découlent toutes les autres. Il est dès lors impossible d’octroyer un label à un produit fabriqué, en tout ou en partie, dans un pays où des syndicats libres ne sont pas tolérés.

S’agissant du contenu, il est clair que le label doit couvrir TOUTES les opérations liées à la fabrication du produit considéré depuis la production de la matière première jusqu’à la mise en place du produit fini.

La décision d’octroyer le label a été confiée à un Comité. La FGTB y a attribué un de ses sièges à la Confédération Internationale des Syndicats Libres, estimant que pour un label de portée mondiale, il convient d’incorporer cette dimension dans l’organe chargé de proposer une décision au ministre.

Quel type de contrôle ?

La crédibilité du label repose sur la qualité du contrôle. Son application à un produit et non à une entreprise rend les choses plus difficiles. En effet, il s’agit surveiller les étapes successives d’une chaîne de production qui par définition se renouvelle constamment. Le contrôle doit donc idéalement être continu et s’appliquer à chaque stade de la production. Mais où commence le processus de production d’un produit particulier? Par exemple, l’octroi d’un label à un tee-shirt postule-t-il que soient contrôlées les conditions de production du coton servant à sa fabrication finale ? Nous tenons pour essentiel le principe du contrôle ancré sur les lieux de travail par les travailleurs eux-mêmes. Ils sont en effet directement impliqués dans le processus de production, et un contrôle n’est concevable que là où est respectée la liberté de constituer un syndicat indépendant.

Le cahier des charges que les entreprises doivent respecter doit intégrer un maximum de garanties et de règles contraignantes pour assurer l’efficacité et la transparence des contrôles. Pas mal d’éléments doivent encore pouvoir être ajoutés à la version actuelle portant par exemple sur l’accréditation des organismes de contrôle, sur la qualité des contrôles sur place (dans les pays de production), sur les mesures correctives et sur la procédure de plainte.

Un référentiel à suivre par les auditeurs pour la réalisation des contrôles doit égale-ment encore être élaboré. Dans l’intervalle on travaillera «par défaut» avec d’autres critères.

Un groupe de travail va se réunir dans le but d’élaborer un référentiel spécifique qui, sur base des critères contenus dans les 8 conventions de base de l’OIT, établira les méthodes d'audits et des indicateurs pour chaque critère.

En conclusion, le label proposé par le gouvernement belge pourrait, si l’on n’y prend pas garde, devenir une "fausse bonne idée" et ses effets négatifs l’emporter sur un impact positif. La FGTB évaluera sa participation à ce processus, en fonction des améliorations enregistrées au fur et à mesures des expé-riences acquises.
bruno.melckmans@fgtb.be (02/506.82.64)


Bilan social: quoi de neuf?

Le bilan social est un instrument que les délégués manient déjà depuis 7 ans. Presque de la routine. Pourtant, le bilan social inclu dans les comptes 2002 fera date.

Il comporte, en effet, d’une part, une mouture complètement actualisée des mesures fédéra-les pour lesquelles les entreprises ont bénéficié d’un avantage financier ou autre.

Les délégués découvriront, d’autre part, lors de la discussion des comptes annuels au printemps 2003 une autre nouveauté dans le bilan social: les renseignements sur les travailleurs de plus de 50 ans qui exercent une activité de tutorat, de formation ou d’accompagnement constitueront une rubrique supplémen-taire.

Toutes ces nouvelles informations sont détaillées dans l’arrêté royal du 24 octobre 2001 (MB 28.11.2001).

Nous conseillons également, pour ceux qui sont intéressés par une approche sectorielle et globale, les 40 pages d’analyse dé-taillée de l’étude de la Banque nationale sur le bilan social 2001. Vous pouvez la télécharger gratuitement sur le site de la BNB: http://www.bnb.be/sg/Fr/ Produits/publication/Pdf/ reveco/reveco4trF.pdf

A l’heure où le monde des entreprises ne jure plus que par l’éthique, le «reporting», entre autres social, le bilan social fait en partie peu neuve.

Pourquoi ne pas encore l’améliorer pour répondre à ce «vent» de transparence dans l’air du temps?

POLITIQUE SOCIALE

Pour rappel, la réglementation des pensions fixe un montant au-delà duquel les rémunérations ne sont plus prises en considération pour le calcul de la future pension bien qu’elles continuent à être prises en considération pour le calcul des cotisations.

La législation prévoit aussi que le Roi adapte ce plafond tous les deux ans.

Le Cabinet du Ministre des Pensions a décidé d’opérer, encore sous cette législature, la revalorisation pour les salaires 2003 et 2004 à concurrence de 2,4 % .

Cette décision intervient suite et en conformité avec l’avis unanime du Comité de Gestion de l’ONP, émis à l’initiative de la FGTB. Cette mesure est un élément important dans le maintien du principe d’assurance.

•••

La dernière loi programme a jeté les bases d’un nouveau système d’allocations familiales majorées pour enfant avec un handicap.

Dans le nouveau régime, les majorations sont octroyées sur base d’une évaluation des suites de l’affectation pour l’enfant en fonction de son «incapacité physique ou mentale» (pilier I), de son «degré d’activité et de participation» (pilier II) et de la «charge familiale» (pilier III). L’incapacité d’au moins 66 % n’est donc plus d’application. Toutefois le résul-tat final de l’évaluation devra satisfaire à un minimum déter-miné.

Les montants, désormais au nombre de 6, varieront en fonction de la gravité des suites de l’affectation.

Actualités du CNT

Le Conseil national du Travail s'est réuni en séance plénière le 4 février 2003 et a adopté trois avis unanimes.

Les deux premiers portent sur des arrêtés royaux visant à exécuter deux points du ré-cent accord interprofessionnel. Le premier propose de stipuler expressément dans la réglementation vacances annuelles que la partie de la rémunération sur laquelle aucune cotisation de sécurité sociale n’est due n’est pas prise en considération pour le calcul du pécule de vacances. L’objectif est clairement de garantir sans ambiguïté la sécurité juridique en la matière. Le deuxième vise à augmenter le montant maximum de l'intervention patronale, en matière de chèques-repas, de € 4,46 à € 4,91 par chè-que, sans modifier la quote-part personnelle du travailleur.

Le troisième avis concerne un projet d'arrêté royal relatif à un mécanisme de réduction de cotisations patronales et personnelles de sécurité sociale pour le travail occasionnel dans le secteur de l'industrie hôtelière. Le Conseil constate que ce projet de texte réglementaire s'insère dans le cadre d'une part d'un projet de réforme du système des "extras" dans l'HORECA et d'autre part de la simplification et de la modernisation de l'administration sociale à tenir par les employeurs.

Le CNT fait remarquer que le système actuel des "extras" a été élaboré à la demande des interlocuteurs sociaux du secteur afin de répondre à leurs besoins spécifiques. Il estime que ce système ne peut être aligné sur celui envisagé par le projet d'arrêté royal sans au préalable pouvoir procéder à un examen approfondi des conséquences pratiques que cela impliquerait.

Quant au second volet «généralisation de la DIMONA aux "extras"», le Conseil estime que les difficultés techniques doivent être résolues préalablement avant toute décision définitive.

Pour le Conseil, il apparaît opportun d'attendre le résultat des travaux entrepris quant à ce projet d'arrêté royal par la Commission paritaire de l'industrie hôtelière. Les propositions découlant de ces dits travaux devront répondre aux principes de simplification, neutralité et de faisabilité, ainsi qu'en termes de contrôle.

Dans ce contexte, le Conseil souhaite être ressaisi d'une version adaptée du projet d'arrêté royal.
jean-paul.delcroix@fgtb.be (02/506.82.53)

Commission consultative prépension: les chiffres de 2002

E n 2002, la Commission s’est penchée sur 419 dossiers, soit 100 de plus quel’an dernier. Les dossiers peuvent être sub-divisés comme suit:
• La Commission a donné un avis positif sur 393 dossiers parmi lesquels 335 comprenaient une dispense de l’obligation de remplacement et une dérogation à la condition d’âge pour 58 dossiers. 1.463 prépensionnés sont concernés.
• 17 dossiers ont reçu un avis négatif, 3 un avis limitatif et 1 un avis divisé (SABENA)
• Les demandes de dérogation à la condition d’âge sont subdivisées comme suit : · 10 entreprises en difficultés (EED), ce qui représente le double par rapport à l’an dernier · 48 entreprises en restructuration (EER) dont 20 dossiers concernaient un abaissement de l’âge à 52 ans pour plus d’un an. Au total, 4.639 prépensionnés étaient concernés, soit 700 de plus qu’en 2001, avec la subdivision suivante: • abaissement à 50 ans: 1.093 personnes (158 employées dans des EED et 935 dans des EER) contre 822 en 2001, avec 311 EED et 511 EER
• abaissement à 52 ans: 1.758 personnes dont 1.622 EER et 136 EED contre 2.968 en 2001 (avec 177 EED et 2.791 EER) • abaissement à 55 ans: 1.644 prépension-nés dont 649 EED et 995 EER, contrairement à 2001 où il n’y a eu que 56 prépen-sionnés, tous provenant d’une entreprise en restructuration. Les chiffres permettent de déduire que le nombre de dossiers traités depuis 2000 est à nouveau en progression. La majeure partie des dossiers concerne toujours des déro-gations à l’obligation de remplacement et des demandes de rabaissement de l’âge à 52 ans. Autre constat: le nombre de prépensionnés en dessous de 55 ans a sensiblement dimi-nué par rapport à 2001 (2.963 en 2002 contre 3.844). Par contre, le nombre de pré-pensionnés à partir de 55 ans est en nette progression (1.676 contre 57 en 2001).

hilde.duroi@fgtb.be (02/506.82.52)



OMBUDS SOCIAL

Application d’une sanction prévue par CCT pour non-respect de la procédure en cas de licenciement multiple suite à une faillite

Certains secteurs – dont le métal – ont conclu des conventions instaurant une procédure de concertation à respecter en cas de licenciement multiple, c’est-à-dire au cas où plusieurs travailleurs sont licen-ciés (dans ce cas-ci, il était question d’ouvriers). Comme sanction, les CCT pré-voient souvent le paiement d’une indem-nité de licenciement supplémentaire égale au salaire dû pour le préavis en question. Dans ce cas, le travailleur reçoit donc une double indemnité de préavis. En cas de faillite, il est rare que les curateurs suivent la procédure décrite. De plus, ils ne paient pas non plus l’indemnité sup-plémentaire (et sont parfois soutenus par la jurisprudence). Dans son arrêt du 10 janvier 2003 (dans l’affaire Ets. Ateliers Mahy Frères/G. Landuyt), la Cour du travail de Gand a estimé que, quand la procédure n’était pas respectée, la sanction prévue (paiement de l’indemnité supplémentaire) devait être appliquée, y compris en cas de faillite. La Cour a établi que ce n’était pas au juge de trancher sur l’opportunité du paiement de la disposition inscrite dans la CCT. Elle doit être appliquée, même si cela semble peu raisonnable. La Cour du travail n’a pas non plus suivi les curateurs dans leur thèse selon laquelle, par analogie à l’arrêt de la Cour de cassation du 25 juin 2001, la procédure de licenciement multiple ne devait pas être appliquée. L’arrêt en question de la Cour de cassation avait établi que, en cas de faillite et sur la base des conséquences essentielles du jugement relatif à la faillite, le curateur n’était pas obligé d’organiser, pour les travailleurs pro-tégés, la consultation préalable de la Commission paritaire visant à reconnaître les motifs techniques ou économiques (loi du 19 mars 1991).

La Cour estime que trancher autrement reviendrait à ignorer une disposition claire d’une CCT contraignante et serait contraire à la volonté des parties. Cet arrêt de la Cour du travail est donc une victoire importante dans les procédures multiples que nos services entament contre les curateurs.
hilde.duroi@fgtb.be (02/506.82.52)

Le Fonds des maladies professionnelles … on-line…

Le FMP met à la dispositions de tous les intéressés son site à l’adresse www.fmp-fbz.fgov.be.

Ce site vous permettra de trouver de nombreuses informations grâce à un moteur de recherche bien pensé.

Cependant, si lors de l’utilisation de ce site, des informations plus pointues s’avéraient nécessaires ou des liens vous paraîtraient manquant n’hésitez pas à nous le faire savoir par email (olivia.ptito@fgtb.be).

Nous transmettrons ces informations directement au FMP via nos représentants au comité de gestion.


ECHO REGIONS

Conférence des Syndicats des Capitales Européennes - 23 au 25 janvier 2003 - Rome

 

Vingt-deux syndicats de dix-sept capitales européennes, tous membres de la CES, avec quelques uns de leurs homologues hors Union européenne (Moscou, Varsovie, Bucarest et Tunis), se sont ren-contrés à Rome fin janvier 2003 pour débattre du "Développement local dans le cadre des stratégies de l’Europe pour l’emploi". L’exclusion sociale et la menace de guerre en Irak ont aussi été à l’ordre du jour.

Le point de départ de cette conférence est la constatation que les grandes villes sont confrontées aux mêmes difficultés, à des problèmes sociaux récurrents. Chômage des jeunes très élevé, désindustrialisation, forte concentration de personnes défavorisées et exclues, ségrégation géographique des quartiers défavorisés sont, entre autres, des phé-nomènes typiques et similaires observés dans les grandes villes et les capitales euro-péennes. Ils demandent donc une approche commune. C’est pourquoi, la conférence a abouti à différentes résolutions pour une meilleure gouvernance locale. Par ailleurs, les représentants belges et fran-çais ont défendu une motion pour prévenir une guerre imminente en Irak. Les syndicats italiens étaient réticents mais un texte a quand même été adopté à l’unanimité. Cette conférence était l’occasion idéale pour échanger des expériences locales et mobiliser les forces syndicales pour une Europe plus sociale, pour la protection et l’élargis-sement de nos systèmes de protection sociale. Notre mission de syndicats est de continuer à protéger notre modèle social européen des essais répétés pour le détrico-ter! Sans quoi, comme s’interrogeait avec raison la délégation irlandaise, «comment les objectifs du Fonds Social Européen pourraient avoir des résultats si la conduite géné-rale de l’Europe reste fondée sur la dérégu-lation et la libéralisation?».
v.lemeire@interbru.org (02/512.66.66)


La FGTB de Bruxelles a un nouveau site internet !

Depuis le 7 février 2003, la FGTB de Bruxelles a un nouveau site internet. Son adresse: www.fgtbbruxelles.be.

Vous trouverez sur ce site, toutes les informations utiles concernant nos activités et nos services. En pratique : la campagne antifasciste et antiraciste « Liberté et Tolérance », le 1er Mai 2003, nos pages locales de Syndicats, les dates de nos formations syndicales, le projet de Plan de déplace-ments d’entreprise et les adresses des Centrales professionnelles bruxelloises. En outre, toutes les permanences du service chômage bruxellois y sont clairement reprises. Ce site internet a vu le jour grâce aux conseils et à l’appui de nos collègues fédéraux.

ECHO REGIONS

Regards FGTB Rétrospective 2002 –Perspectives 2003

Rétrospective 2002 propose un choix de séquences réalisées et produites par l’équipe TV du Cepag en 2002 dans le cadre des émissions proposées par la FGTB wallonne.

Elle revient sur la question des troubles musculosquelettiques qui sont, avec le stress, les deux pathologies du travail les plus fré-quentes. Évoqué également, le Congrès de la FGTB wallonne, réuni les 25 et 26 avril 2002 à Liège. A cette occasion, l'Interrégionale a eu l'occasion de définir son approche du déve-loppement durable fondée sur un équilibre entre les dimensions économiques, sociales et envi-ronnementales. Enfin, retour aussi sur la question des pensions. Pour la FGTB wallonne, la pension lé-gale par répartition, basée sur la solidarité entre générations, est et doit rester payable à un niveau qui assure aux pensionnés un vrai revenu de remplacement, lié au bien-être, c’est-à-dire à l’évolu-tion du salaire moyen brut des actifs. Seul ce type de pension garantit la cohésion sociale.

Thierry BODSON, Secrétaire général de la FGTB wallonne, trace en conclusion les perspectives syndicales pour l’année 2003.

Dates de passage :

Diffusion : jeudi 13 février 2003 vers 23 h 30 – RTBF 2

Rediffusion (Perspectives): mercredi 12 février 2003 après JT dernière – RTBF 1

L'enregistrement de l'émission est disponible auprès du secréta-riat de la FGTB wallonne (iw@fgtb-wallonne.be 02/506.82.17).

Création d'une cellule syndicale de mobilité

Le 20 septembre dernier, le Gouvernement wallon passait avec la FGTB et la CSC une convention cadre portant sur la création et l'organisation d'une cellule syndicale de mobilité.

Sa mission consiste, d'une part, à étudier la manière dont les travailleurs se déplacent de leur domicile à leur lieu de travail en s'appuyant sur les données qui existent déjà et, d'autre part, à impulser des expériences pilotes explorant des alternatives en la matière.

Au travers de cette expérience, la FGTB wallonne entend promouvoir sa conception du développement durable et participer à l'effort nécessaire pour atteindre l'objectif fixé d'une réduction de 7,5% d'émission de gaz à effet de serre en Wallonie.

La promotion d'une mobilité durable implique une participation de l'ensemble des acteurs sociaux à sa définition et à sa mise en œuvre car cette nouvelle politique se fonde sur des changements de comportements.

L'objectif est ici aussi de contribuer à réduire les inégalités face à la mobilité et à amélio-rer la qualité de vie des travailleurs.

La cellule syndicale qui réunit les deux grandes organisations a pour objectif prioritaire de développer, dans un cadre expé-rimental, la concertation sociale au niveau local - dans les entreprises et avec des interlocuteurs extérieurs - en vue de promouvoir des politiques globales adaptées aux réalités du terrain.

Cinq projets seront sélectionnés pour réali-ser études spécifiques et expériences pilotes. Un appel à projet a été lancé en ce sens auprès des responsables des régionales wallonnes.

enza.alberti@fgtb-wallonne.be (081/32.88.95)

Agrément et subventionnement des OISP et des EFT

Le Gouvernement wallon prépare un
nouveau décret sur l’agrément et le
subventionnement des organismes
d’insertion socioprofessionnelle (OISP) et
des entreprises de formation par le travail
(EFT). Ce décret remplacera le texte rédigé
en 1987 par la Communauté française,
aujourd’hui dépassé et considéré comme
trop général.
La Région entend ainsi recadrer les
missions et objectifs de ces organismes, en
vue de cibler effectivement les publics peu
qualifiés, et d’uniformiser leur méthodologie.
Il est aussi question de revoir leurs
règles de financement, de redéfinir les
critères et procédures d’évaluation. Le
CESRW doit rendre prochainement un avis
sur l’avant-projet de décret.
La FGTB wallonne a fixé sa position sur le
sujet. Globalement, la réforme va dans le
bon sens (replacer le bénéficiaire au centre
du dispositif, proposer des règles de
financement transparentes, limiter de la
captation de stagiaires, éviter les pratiques
élitistes, etc.). Néanmoins, des insuffisances
demeurent quant à la formulation des objectifs
assignés aux OISP et aux EFT, et notamment
eu égard à l’évaluation du parcours
d’insertion.
Une coordination et des synergies plus
importantes permettraient de mieux éviter
les pièges de la mise en concurrence des
différents opérateurs et d’offrir une meilleure
compréhension de l’ensemble du
dispositif.
Dans cette coordination, le Service public
de l’emploi (SPE) a un rôle essentiel à jouer:
il doit en avoir les moyens ! Ce service doit
pouvoir contrôler les objectifs assignés aux
opérateurs en pleine connaissance des
méthodologies mises en œuvre. En outre,
le renforcement de cette coordination est
susceptible d’améliorer l’évaluation du
succès de la réforme même du Forem et
s’inscrit dans l’évaluation du parcours
d’insertion (établissement d’un bilan de
compétences, liens avec le dispositif de
validation des compétences).
annick.thyre@fgtb-wallonne.be
(081/32.88.88)
isabelle.michel@fgtb-wallonne.be
(02/506.83.98)
et doit rester payable à un niveau
qui assure aux pensionnés un vrai
revenu de remplacement, lié au
bien-être, c’est-à-dire à l’évolution
du salaire moyen brut des
actifs. Seul ce type de pension
garantit la cohésion sociale.
Thierry BODSON,
Secrétaire général de la FGTB
wallonne, trace en conclusion
les perspectives syndicales pour
l’année 2003.
Dates de passage :
Diffusion : jeudi 13 février 2003
vers 23 h 30 – RTBF 2
Rediffusion (Perspectives):
mercredi 12 février 2003 après
JT dernière – RTBF 1
L'enregistrement de l'émission
est disponible auprès du secrétariat
de la FGTB wallonne
(iw@fgtb-wallonne.be
02/506.82.17).