| Echo
>
Février 2003 |
Numéro
2, Février 2003
ne paraît pas en juillet et août.
Ed. Resp.: Luc Voets
Rue Haute 42 • 1000 BRUXELLES
Bureau dépôt: Bruxelles X
La lettre d’information des services
d’études de la FGTB fédérale et
des Interrégionales
|
|
Souhaitez-vous
recevoir ECHO
uniquement par e-mail
ou par poste?
Vous voulez signaler
un changement d’adresse
ou de nom?
tél: 02/506.82.71
e-mail: patsy.delodder@fgtb.be |
|
| SOMMAIRE
Economie
• Accord européen sur la
fiscalité de l’épargne •Avis
du CCE sur l’élargissement de l’Europe
Entreprises
• Le label social belge: une bonne
idée ou une fausse bonne idée?
Politique sociale
• Actualités du CNT
• Commission consultative prépension: les
chiffres de 2002
Ombuds social
• Application d’une sanction
prévue par CCT pour non-respect de la procédure
en cas de licenciement multiple suite à une faillite
Echo-régions
• Conférence des Syndicats
des Capitales Européennes - 23 au 25 janvier
2003 -Rome
• Création d’une cellule syndicale
de mobilité
• Agrément et subvention-nement des OISP
et des EFT
• Réseau d’action contre la spéculation
financière
Europe & International
• Convention: le groupe de travail
Europe remet ses conclusions
• La VLIG reçoit des représentants
des ouvriers agricoles du Chili
|
Réduction
de la durée du travail: un nouvel élan?
Vous aussi, vous le vivez chaque jour?
Se dépêcher le matin pour arriver à
temps au travail. Une fois arrivé, ne plus savoir
par où commencer. Le soir, affronter les files
et autres bouchons. Se dépêcher sur la
route pour ne pas arriver en retard à l'école
ou à la crèche. Faire encore vite quelques
courses, rentrer à la maison et puis la course
au repas,…
Du stress, du stress, toujours du stress.
Jamais auparavant, le Belge moyen n'a
travaillé autant d'heures dans des conditions
aussi éprouvantes. Il y a cinquante ans, la durée
de travail hebdomadaire dans un ménage s'élevait
à 45 heures en moyenne. Aujourd'hui, la durée
de travail hebdomadaire de chacun des conjoints d’un
ménage à deux revenus varie de 72 à
76 heures. De plus, le rythme de travail s'est sensiblement
accéléré. En même temps,
d'autres travailleurs restent privés d'emploi.
La FGTB travaille depuis des années
à l'élaboration d'une solution collective
à ce pro-blème: travailler moins d'heures
et à terme passer à la semaine de 32 heures
et à la semaine de 4 jours avec parallèlement
le crédit temps qui ouvre une série de
possibilités individuelles. La réduction
du temps de travail est la pierre angulaire de deux
revendications de la FGTB: davantage de temps libre
pour ceux qui ont un emploi et plus de pos-sibilités
pour ceux qui en recherchent un.
Il faut encourager la réduction
du temps de travail. La FGTB a par conséquent
exigé du gouvernement qu'une partie des réductions
des cotisations accordées aux employeurs soient
liées à la réduction du temps de
travail et à l'emploi.
A cet égard, la ministre de
l'Emploi et du Travail a franchi une étape importante.
Elle est parvenue à concrétiser cette
revendication en l’intégrant dans un cadre
légal. Si une entreprise passe à un régime
de durée moyenne de travail hebdomadaire de 37h00
calculée sur une base annuelle, le nouveau système
lui accorde une réduction annuelle de cotisations
de 1.600 euros par travailleur temps plein, et ce, pour
une période de 2 ans ; ce même montant
est octroyé pendant 3 ans si on passe aux 36h00
et pendant 4 ans si l’introduit les 35h00 ou moins.
Si parallèlement, la semaine de quatre jours
est instaurée, ce montant est relevé jusqu’à
4.000 euros pour la première année.
Ceci permet d’organiser une réduction
du temps de travail avec maintien intégral du
salaire pour les travailleurs et sans charges salariales
supplémentaires pour l'employeur. De plus, cette
réduction de la durée du travail peut
prendre différentes formes: diminution du temps
de travail hebdomadaire ou davantage de jours de congé,
ou une combinaison des deux. Enfin, des conventions
peuvent être conclues pour améliorer la
situation de groupes de travailleurs spécifiques.
Pensons aux travailleurs âgés, travailleurs
postés, travailleurs de nuit ou à une
section où le travail est pénible.
Ce système offre donc suffisamment
de possibilités pour les prochaines négociations
sectorielles.
Si vous souhaitez obtenir de plus amples
informations, vous pouvez lire et télécharger
la brochure FGTB «Réduction du temps de
travail» sur notre site Internet www.fgtb.be (cliquez
sur la rubrique: documents).
|
|
|
|
|
Newsletter BCE
A
l’initiative de la FGTB et de la CSC et en collaboration
avec l’ISE (Institut Syndical Européen), une
newsletter sur la Banque Centrale Européenne (BCE)
est actuellement en préparation. Cette publication
concise et rédigée dans un style compréhensible
devrait être publiée tous les mois. Elle vise
à informer les personnes intéres-sées
sur la politique de la BCE. Cette newsletter comprendra donc
d’une part un résumé et une analyse du
Bulletin mensuel de la BCE et d’autre part plusieurs
indicateurs importants sur la croissance économique
et les salaires, afin d’encourager le débat avec
la BCE. Des informations plus dé-taillées à
ce sujet vous seront transmises sous peu.
•••
Taux
de chômage: du jamais vu!
Le BIT
(Bureau International du Travail) a publié récemment
une analyse sur la situation mondiale de l’emploi. L’impact
des attentats du 11 septembre et le ralentissement, pendant
deux années successives, de la croissance écono-mique
mondiale, ont provoqué une hausse du taux de chômage
dans le monde entier. Fin 2002, on comptait quelque 180 millions
de chômeurs dans le monde, un chiffre sans précédent.
De plus, en 2003, il est fort peu probable que la situation
de l’emploi s’amé-liore. Le nombre de travailleurs
pauvres – c’est-à-dire qui gagnent un dollar
ou moins par jour – a augmenté pour atteindre
550 millions. Pour parvenir à l’objectif fixé
par les Nations Unies – diminution de moitié
de la pauvreté extrême d’ici 2015 –
il faudrait créer au moins un milliard d’emplois
supplémentaires dans les 10 années à
venir. Pour de plus amples informations à propos de
cette analyse, consultez le site de l’OIT à l’adresse
suivante : www.ilo.org/brussels. |
Accord
européen sur la fiscalité de l’épargne
Après
des années de tentatives infructueuses, le Conseil
ECOFIN du 21 janvier 2003 est parvenu à un accord
sur la fiscalité des revenus de l’épargne
au sein de l’UE.
Sur
base de ce compromis, il est prévu que douze Etats
Membres mettront en place au 1er janvier 2004 un système
d’échange d’informations sur les revenus
de l’épargne placée chez eux par les
résidents des autres EM. Par contre, le Luxembourg,
l’Autriche et la Belgique ne seront pas tenus de fournir
d’informations sur les revenus de l’épar-gne
placés chez eux. En contrepartie, ces trois EM s’engagent
à retenir à la source un précompte
(15% au 01/01/2004, 25% au 01/01/2007, 35% au 01/01/2010)
sur ces revenus pendant une période de transition
dont on ne fixe pas la fin.
Les
recettes issues de cette retenue seront ristournées
à l’Etat d’origine de l’épargnant
à concurrence de 75%, les 25% restant demeureront
dans les caisses de l’Etat opé-rant la retenue.
Commentaires
Il
y a lieu de regretter que la Belgique n’ait pas décidé
d’intégrer le groupe des EM qui procéderont
à l’échange des informations sur les
revenus de l’épargne. En décidant de
se contenter à procéder à une retenue
à la source, le Ministre des Finances belge, REYNDERS,
permettra la persistance du secret bancaire fiscal en Belgique,
secret qui sera opposable tant à l’égard
des épargnants non résidents que des contribuables
belges. Un tel état de fait a donc le désavantage
de priver le fisc d’une précieuse source d’informations.
De
même, il y a lieu de regretter que notre voisin luxembourgeois
ne procédera pas à cet échange d’informations.
Cela aurait plus que certainement fourni des renseignements
précieux au fisc belge, notamment sur l’existence
d’une épargne dans le chef de certains contribuables
qui, pourtant, ne déclarent que de faibles revenus
imposables.
Toutefois,
vu la clé de répartition de cette retenue
à la source et la plus que probable existence d’une
épargne belge importante dans les banques luxembourgeoises,
l’Etat belge va enregistrer de nouvelles rentrées
fiscales.
A l’heure
de la recherche de nouvelles sources de financement pour
la Sécurité sociale, on peut se demander si
ces nouvelles rentrées budgétaires ne devraient
pas être affectées intégralement à
ce financement (et/ou à l’alimentation du Fonds
argenté pour le financement des pensions légales),
assurant de la sorte une meilleure participation des autres
revenus que ceux du travail au financement de notre système
social.
Poser
la question, c’est peut-être déjà
y répondre?
christophe.quintard@fgtb.be (02/506.82.75)
Avis
du CCE sur l’élargissement de l’Europe
Ces derniers
mois, un groupe de travail du Conseil Central de l’Economie
(CCE) s’est penché sur les conséquences
socio-économiques du futur élargissement de
l’Union européenne (plus particulière-ment,
l’élargissement à la Pologne, Tchéquie,
Hongrie, Slovaquie, Slovénie, Lituanie, Lettonie, Estonie,
Chypre et Malte en 2004 et à la Roumanie et à
la Bulgarie en 2007). Les aspects positifs de l’élargissement
sont, selon cet avis, une nouvelle garantie de paix et de
stabilité sur le continent européen et les avantages
économiques (davantage de débouchés commerciaux,
la disparition des entraves à l’importation et
à l’exportation) sont évidents. Tous ces
éléments devraient stimuler la croissance économique
et l’emploi au sein de l’Union élargie
(et la Belgique en bénéficiera également).
Toutefois, l’avis explique aussi en détail les
incertitudes que créera l’élargissement
dans certains domaines : comme l’emploi dans certains
secteurs à forte intensité de main d’œuvre,
le budget de l’Union européenne, la fiscalité
(nécessité d’une plus grande coordination
des règles fiscales minimales pour l’ensemble
de l’Union). A la demande de la FGTB, l’avis rappelle
l’appel lancé par les partenaires sociaux européens
avant le Sommet de Laeken pour stimuler le dialogue social
dans les nouveaux Etats membres. Partant de cet appel, le
Conseil demande aux investisseurs belges d’encourager
le dialogue social dans les futurs Etats membres et de favoriser
son déve-loppement structurel dans l’esprit du
modèle social belge. Cet avis peut être consulté
sur le site du CCE (http://www.ccerb.fgov.be).
rafael.lamas@fgtb.be
(02/506.82.73)
|
|
|
|
|
Le label social belge: une bonne
idée ou une fausse bonne idée?
La FGTB soutient évidemment toutes les initiatives
qui contribuent à l’amélioration des conditions
d’existence des travailleurs tant à l’échelle
nationale qu’internationale. Nous participons à ce
titre à l’initiative du gouvernement belge pour l’instauration
d’un label social visant à promouvoir des produits
dont la fabrication respecte des conditions de travail décentes.
Label
sous conditions!
L’attribution
de ce label repose sur le respect des normes édictées
par l’Organisation Internationale du Travail garantissant
des droits mais également des outils pour les faire respecter
(liberté syndicale, négociation collective…).
Notre ligne
de conduite est clairement que les «Codes de conduite»
et autres «labels» ne peuvent cependant pas devenir
une ‘soft law’ privatisant des parties de la législation
sociale, ni servir de prétexte pour éluder des obligations
légales ou contractuelles et écarter des systèmes
existant de concertation entre interlocuteurs sociaux.
La clé
de la promotion des droits des travailleurs tient toujours au respect
d’une action syndicale libre, voulue et dirigée par
les travailleurs eux-mêmes.
A ce titre,
et pour bien marquer son carac-tère supplétif, l’octroi
de ce label doit en tout cas être subordonné au moins
à cette première condition dont découlent toutes
les autres. Il est dès lors impossible d’octroyer un
label à un produit fabriqué, en tout ou en partie,
dans un pays où des syndicats libres ne sont pas tolérés.
S’agissant
du contenu, il est clair que le label doit couvrir TOUTES les opérations
liées à la fabrication du produit considéré
depuis la production de la matière première jusqu’à
la mise en place du produit fini.
La décision
d’octroyer le label a été confiée à
un Comité. La FGTB y a attribué un de ses sièges
à la Confédération Internationale des Syndicats
Libres, estimant que pour un label de portée mondiale, il
convient d’incorporer cette dimension dans l’organe
chargé de proposer une décision au ministre.
Quel type de
contrôle ?
La crédibilité
du label repose sur la qualité du contrôle. Son application
à un produit et non à une entreprise rend les choses
plus difficiles. En effet, il s’agit surveiller les étapes
successives d’une chaîne de production qui par définition
se renouvelle constamment. Le contrôle doit donc idéalement
être continu et s’appliquer à chaque stade de
la production. Mais où commence le processus de production
d’un produit particulier? Par exemple, l’octroi d’un
label à un tee-shirt postule-t-il que soient contrôlées
les conditions de production du coton servant à sa fabrication
finale ? Nous tenons pour essentiel le principe du contrôle
ancré sur les lieux de travail par les travailleurs eux-mêmes.
Ils sont en effet directement impliqués dans le processus
de production, et un contrôle n’est concevable que là
où est respectée la liberté de constituer un
syndicat indépendant.
Le cahier des
charges que les entreprises doivent respecter doit intégrer
un maximum de garanties et de règles contraignantes pour
assurer l’efficacité et la transparence des contrôles.
Pas mal d’éléments doivent encore pouvoir être
ajoutés à la version actuelle portant par exemple
sur l’accréditation des organismes de contrôle,
sur la qualité des contrôles sur place (dans les pays
de production), sur les mesures correctives et sur la procédure
de plainte.
Un référentiel
à suivre par les auditeurs pour la réalisation des
contrôles doit égale-ment encore être élaboré.
Dans l’intervalle on travaillera «par défaut»
avec d’autres critères.
Un groupe de
travail va se réunir dans le but d’élaborer
un référentiel spécifique qui, sur base des
critères contenus dans les 8 conventions de base de l’OIT,
établira les méthodes d'audits et des indicateurs
pour chaque critère.
En conclusion,
le label proposé par le gouvernement belge pourrait, si l’on
n’y prend pas garde, devenir une "fausse bonne idée"
et ses effets négatifs l’emporter sur un impact positif.
La FGTB évaluera sa participation à ce processus,
en fonction des améliorations enregistrées au fur
et à mesures des expé-riences acquises.
bruno.melckmans@fgtb.be (02/506.82.64)
|
Bilan
social: quoi de neuf?
Le bilan social est un instrument que les délégués
manient déjà depuis 7 ans. Presque de la routine.
Pourtant, le bilan social inclu dans les comptes 2002 fera date.
Il comporte, en effet, d’une part, une mouture
complètement actualisée des mesures fédéra-les
pour lesquelles les entreprises ont bénéficié
d’un avantage financier ou autre.
Les délégués découvriront,
d’autre part, lors de la discussion des comptes annuels au
printemps 2003 une autre nouveauté dans le bilan social:
les renseignements sur les travailleurs de plus de 50 ans qui exercent
une activité de tutorat, de formation ou d’accompagnement
constitueront une rubrique supplémen-taire.
Toutes ces nouvelles informations sont détaillées
dans l’arrêté royal du 24 octobre 2001 (MB 28.11.2001).
Nous conseillons également, pour ceux qui
sont intéressés par une approche sectorielle et globale,
les 40 pages d’analyse dé-taillée de l’étude
de la Banque nationale sur le bilan social 2001. Vous pouvez la
télécharger gratuitement sur le site de la BNB: http://www.bnb.be/sg/Fr/
Produits/publication/Pdf/ reveco/reveco4trF.pdf
A l’heure où le monde des entreprises
ne jure plus que par l’éthique, le «reporting»,
entre autres social, le bilan social fait en partie peu neuve.
Pourquoi ne pas encore l’améliorer
pour répondre à ce «vent» de transparence
dans l’air du temps?
|
|
|
|
Pour rappel, la réglementation des pensions
fixe un montant au-delà duquel les rémunérations
ne sont plus prises en considération pour le calcul de la
future pension bien qu’elles continuent à être
prises en considération pour le calcul des cotisations.
La
législation prévoit aussi que le Roi adapte ce plafond
tous les deux ans.
Le Cabinet
du Ministre des Pensions a décidé d’opérer,
encore sous cette législature, la revalorisation pour les
salaires 2003 et 2004 à concurrence de 2,4 % .
Cette décision
intervient suite et en conformité avec l’avis unanime
du Comité de Gestion de l’ONP, émis à
l’initiative de la FGTB. Cette mesure est un élément
important dans le maintien du principe d’assurance.
•••
La dernière
loi programme a jeté les bases d’un nouveau système
d’allocations familiales majorées pour enfant avec
un handicap.
Dans le nouveau
régime, les majorations sont octroyées sur base d’une
évaluation des suites de l’affectation pour l’enfant
en fonction de son «incapacité physique ou mentale»
(pilier I), de son «degré d’activité et
de participation» (pilier II) et de la «charge familiale»
(pilier III). L’incapacité d’au moins 66 % n’est
donc plus d’application. Toutefois le résul-tat final
de l’évaluation devra satisfaire à un minimum
déter-miné.
Les montants,
désormais au nombre de 6, varieront en fonction de la gravité
des suites de l’affectation.
|
Actualités
du CNT
Le Conseil national
du Travail s'est réuni en séance plénière
le 4 février 2003 et a adopté trois avis unanimes.
Les deux premiers portent sur des arrêtés
royaux visant à exécuter deux points du ré-cent
accord interprofessionnel. Le premier propose de stipuler expressément
dans la réglementation vacances annuelles que la partie de
la rémunération sur laquelle aucune cotisation de
sécurité sociale n’est due n’est pas prise
en considération pour le calcul du pécule de vacances.
L’objectif est clairement de garantir sans ambiguïté
la sécurité juridique en la matière. Le deuxième
vise à augmenter le montant maximum de l'intervention patronale,
en matière de chèques-repas, de € 4,46 à
€ 4,91 par chè-que, sans modifier la quote-part personnelle
du travailleur.
Le troisième avis concerne un projet d'arrêté
royal relatif à un mécanisme de réduction de
cotisations patronales et personnelles de sécurité
sociale pour le travail occasionnel dans le secteur de l'industrie
hôtelière. Le Conseil constate que ce projet de texte
réglementaire s'insère dans le cadre d'une part d'un
projet de réforme du système des "extras"
dans l'HORECA et d'autre part de la simplification et de la modernisation
de l'administration sociale à tenir par les employeurs.
Le CNT fait remarquer que le système actuel
des "extras" a été élaboré
à la demande des interlocuteurs sociaux du secteur afin de
répondre à leurs besoins spécifiques. Il estime
que ce système ne peut être aligné sur celui
envisagé par le projet d'arrêté royal sans au
préalable pouvoir procéder à un examen approfondi
des conséquences pratiques que cela impliquerait.
Quant au second volet «généralisation
de la DIMONA aux "extras"», le Conseil estime que
les difficultés techniques doivent être résolues
préalablement avant toute décision définitive.
Pour le Conseil, il apparaît opportun d'attendre
le résultat des travaux entrepris quant à ce projet
d'arrêté royal par la Commission paritaire de l'industrie
hôtelière. Les propositions découlant de ces
dits travaux devront répondre aux principes de simplification,
neutralité et de faisabilité, ainsi qu'en termes de
contrôle.
Dans ce contexte, le Conseil souhaite être
ressaisi d'une version adaptée du projet d'arrêté
royal.
jean-paul.delcroix@fgtb.be (02/506.82.53)
Commission
consultative prépension: les chiffres de 2002
E n 2002, la
Commission s’est penchée sur 419 dossiers, soit 100
de plus quel’an dernier. Les dossiers peuvent être sub-divisés
comme suit:
• La Commission a donné un avis positif sur 393 dossiers
parmi lesquels 335 comprenaient une dispense de l’obligation
de remplacement et une dérogation à la condition d’âge
pour 58 dossiers. 1.463 prépensionnés sont concernés.
• 17 dossiers ont reçu un avis négatif, 3 un
avis limitatif et 1 un avis divisé (SABENA)
• Les demandes de dérogation à la condition
d’âge sont subdivisées comme suit : ·
10 entreprises en difficultés (EED), ce qui représente
le double par rapport à l’an dernier · 48 entreprises
en restructuration (EER) dont 20 dossiers concernaient un abaissement
de l’âge à 52 ans pour plus d’un an. Au
total, 4.639 prépensionnés étaient concernés,
soit 700 de plus qu’en 2001, avec la subdivision suivante:
• abaissement à 50 ans: 1.093 personnes (158 employées
dans des EED et 935 dans des EER) contre 822 en 2001, avec 311 EED
et 511 EER
• abaissement à 52 ans: 1.758 personnes dont 1.622
EER et 136 EED contre 2.968 en 2001 (avec 177 EED et 2.791 EER)
• abaissement à 55 ans: 1.644 prépension-nés
dont 649 EED et 995 EER, contrairement à 2001 où il
n’y a eu que 56 prépen-sionnés, tous provenant
d’une entreprise en restructuration. Les chiffres permettent
de déduire que le nombre de dossiers traités depuis
2000 est à nouveau en progression. La majeure partie des
dossiers concerne toujours des déro-gations à l’obligation
de remplacement et des demandes de rabaissement de l’âge
à 52 ans. Autre constat: le nombre de prépensionnés
en dessous de 55 ans a sensiblement dimi-nué par rapport
à 2001 (2.963 en 2002 contre 3.844). Par contre, le nombre
de pré-pensionnés à partir de 55 ans est en
nette progression (1.676 contre 57 en 2001).
hilde.duroi@fgtb.be
(02/506.82.52)
|
|
|
|
Application d’une sanction
prévue par CCT pour non-respect de la procédure en
cas de licenciement multiple suite à une faillite
Certains secteurs – dont le métal
– ont conclu des conventions instaurant une procédure
de concertation à respecter en cas de licenciement multiple,
c’est-à-dire au cas où plusieurs travailleurs
sont licen-ciés (dans ce cas-ci, il était question
d’ouvriers). Comme sanction, les CCT pré-voient souvent
le paiement d’une indem-nité de licenciement supplémentaire
égale au salaire dû pour le préavis en question.
Dans ce cas, le travailleur reçoit donc une double indemnité
de préavis. En cas de faillite, il est rare que les curateurs
suivent la procédure décrite. De plus, ils ne paient
pas non plus l’indemnité sup-plémentaire (et
sont parfois soutenus par la jurisprudence). Dans son arrêt
du 10 janvier 2003 (dans l’affaire Ets. Ateliers Mahy Frères/G.
Landuyt), la Cour du travail de Gand a estimé que, quand
la procédure n’était pas respectée, la
sanction prévue (paiement de l’indemnité supplémentaire)
devait être appliquée, y compris en cas de faillite.
La Cour a établi que ce n’était pas au juge
de trancher sur l’opportunité du paiement de la disposition
inscrite dans la CCT. Elle doit être appliquée, même
si cela semble peu raisonnable. La Cour du travail n’a pas
non plus suivi les curateurs dans leur thèse selon laquelle,
par analogie à l’arrêt de la Cour de cassation
du 25 juin 2001, la procédure de licenciement multiple ne
devait pas être appliquée. L’arrêt en question
de la Cour de cassation avait établi que, en cas de faillite
et sur la base des conséquences essentielles du jugement
relatif à la faillite, le curateur n’était pas
obligé d’organiser, pour les travailleurs pro-tégés,
la consultation préalable de la Commission paritaire visant
à reconnaître les motifs techniques ou économiques
(loi du 19 mars 1991).
La
Cour estime que trancher autrement reviendrait à ignorer
une disposition claire d’une CCT contraignante et serait contraire
à la volonté des parties. Cet arrêt de la Cour
du travail est donc une victoire importante dans les procédures
multiples que nos services entament contre les curateurs.
hilde.duroi@fgtb.be (02/506.82.52) |
Le
Fonds des maladies professionnelles … on-line…
Le FMP met à la dispositions de tous les
intéressés son site à l’adresse www.fmp-fbz.fgov.be.
Ce site vous permettra de trouver de nombreuses
informations grâce à un moteur de recherche bien pensé.
Cependant, si lors de l’utilisation de ce
site, des informations plus pointues s’avéraient nécessaires
ou des liens vous paraîtraient manquant n’hésitez
pas à nous le faire savoir par email (olivia.ptito@fgtb.be).
Nous transmettrons ces informations directement
au FMP via nos représentants au comité de gestion.
|
|
| |
|
Conférence des Syndicats
des Capitales Européennes - 23 au 25 janvier 2003 - Rome
Vingt-deux syndicats de dix-sept capitales européennes,
tous membres de la CES, avec quelques uns de leurs homologues hors
Union européenne (Moscou, Varsovie, Bucarest et Tunis), se
sont ren-contrés à Rome fin janvier 2003 pour débattre
du "Développement local dans le cadre des stratégies
de l’Europe pour l’emploi". L’exclusion sociale
et la menace de guerre en Irak ont aussi été à
l’ordre du jour.
Le
point de départ de cette conférence est la constatation
que les grandes villes sont confrontées aux mêmes difficultés,
à des problèmes sociaux récurrents. Chômage
des jeunes très élevé, désindustrialisation,
forte concentration de personnes défavorisées et exclues,
ségrégation géographique des quartiers défavorisés
sont, entre autres, des phé-nomènes typiques et similaires
observés dans les grandes villes et les capitales euro-péennes.
Ils demandent donc une approche commune. C’est pourquoi, la
conférence a abouti à différentes résolutions
pour une meilleure gouvernance locale. Par ailleurs, les représentants
belges et fran-çais ont défendu une motion pour prévenir
une guerre imminente en Irak. Les syndicats italiens étaient
réticents mais un texte a quand même été
adopté à l’unanimité. Cette conférence
était l’occasion idéale pour échanger
des expériences locales et mobiliser les forces syndicales
pour une Europe plus sociale, pour la protection et l’élargis-sement
de nos systèmes de protection sociale. Notre mission de syndicats
est de continuer à protéger notre modèle social
européen des essais répétés pour le
détrico-ter! Sans quoi, comme s’interrogeait avec raison
la délégation irlandaise, «comment les objectifs
du Fonds Social Européen pourraient avoir des résultats
si la conduite géné-rale de l’Europe reste fondée
sur la dérégu-lation et la libéralisation?».
v.lemeire@interbru.org (02/512.66.66)
|
La
FGTB de Bruxelles a un nouveau site internet !
Depuis le 7 février 2003, la FGTB de Bruxelles
a un nouveau site internet. Son adresse: www.fgtbbruxelles.be.
Vous trouverez sur ce site, toutes les informations
utiles concernant nos activités et nos services. En pratique
: la campagne antifasciste et antiraciste « Liberté
et Tolérance », le 1er Mai 2003, nos pages locales
de Syndicats, les dates de nos formations syndicales, le projet
de Plan de déplace-ments d’entreprise et les adresses
des Centrales professionnelles bruxelloises. En outre, toutes les
permanences du service chômage bruxellois y sont clairement
reprises. Ce site internet a vu le jour grâce aux conseils
et à l’appui de nos collègues fédéraux.
|
|
|
|
Regards FGTB Rétrospective 2002
–Perspectives 2003
Rétrospective
2002 propose un choix de séquences réalisées
et produites par l’équipe TV du Cepag en 2002 dans
le cadre des émissions proposées par la FGTB wallonne.
Elle revient
sur la question des troubles musculosquelettiques qui sont, avec
le stress, les deux pathologies du travail les plus fré-quentes.
Évoqué également, le Congrès de la FGTB
wallonne, réuni les 25 et 26 avril 2002 à Liège.
A cette occasion, l'Interrégionale a eu l'occasion de définir
son approche du déve-loppement durable fondée sur
un équilibre entre les dimensions économiques, sociales
et envi-ronnementales. Enfin, retour aussi sur la question des pensions.
Pour la FGTB wallonne, la pension lé-gale par répartition,
basée sur la solidarité entre générations,
est et doit rester payable à un niveau qui assure aux pensionnés
un vrai revenu de remplacement, lié au bien-être, c’est-à-dire
à l’évolu-tion du salaire moyen brut des actifs.
Seul ce type de pension garantit la cohésion sociale.
Thierry BODSON, Secrétaire général de la FGTB
wallonne, trace en conclusion les perspectives syndicales pour l’année
2003.
Dates de passage
:
Diffusion :
jeudi 13 février 2003 vers 23 h 30 – RTBF 2
Rediffusion
(Perspectives): mercredi 12 février 2003 après JT
dernière – RTBF 1
L'enregistrement
de l'émission est disponible auprès du secréta-riat
de la FGTB wallonne (iw@fgtb-wallonne.be 02/506.82.17).
|
Création
d'une cellule syndicale de mobilité
Le 20 septembre dernier, le Gouvernement wallon passait avec la FGTB
et la CSC une convention cadre portant sur la création et l'organisation
d'une cellule syndicale de mobilité.
Sa mission consiste, d'une part, à étudier la manière
dont les travailleurs se déplacent de leur domicile à
leur lieu de travail en s'appuyant sur les données qui existent
déjà et, d'autre part, à impulser des expériences
pilotes explorant des alternatives en la matière.
Au travers de cette expérience, la FGTB wallonne entend
promouvoir sa conception du développement durable et participer
à l'effort nécessaire pour atteindre l'objectif fixé
d'une réduction de 7,5% d'émission de gaz à
effet de serre en Wallonie.
La promotion d'une mobilité durable implique une participation
de l'ensemble des acteurs sociaux à sa définition
et à sa mise
en œuvre
car cette nouvelle politique se fonde sur des changements de comportements.
L'objectif est ici aussi de contribuer à réduire
les inégalités face à la mobilité et
à amélio-rer la qualité de vie des travailleurs.
La cellule syndicale qui réunit les deux grandes organisations
a pour objectif prioritaire de développer, dans un cadre
expé-rimental, la concertation sociale au niveau local -
dans les entreprises et avec des interlocuteurs extérieurs
- en vue de promouvoir des politiques globales adaptées aux
réalités du terrain.
Cinq projets seront sélectionnés pour réali-ser
études spécifiques et expériences pilotes.
Un appel à projet a été lancé en ce
sens auprès des responsables des régionales wallonnes.
enza.alberti@fgtb-wallonne.be (081/32.88.95)
Agrément
et subventionnement des OISP et des EFT
Le Gouvernement wallon prépare un
nouveau décret sur l’agrément et le
subventionnement des organismes
d’insertion socioprofessionnelle (OISP) et
des entreprises de formation par le travail
(EFT). Ce décret remplacera le texte rédigé
en 1987 par la Communauté française,
aujourd’hui dépassé et considéré
comme
trop général.
La Région entend ainsi recadrer les
missions et objectifs de ces organismes, en
vue de cibler effectivement les publics peu
qualifiés, et d’uniformiser leur méthodologie.
Il est aussi question de revoir leurs
règles de financement, de redéfinir les
critères et procédures d’évaluation.
Le
CESRW doit rendre prochainement un avis
sur l’avant-projet de décret.
La FGTB wallonne a fixé sa position sur le
sujet. Globalement, la réforme va dans le
bon sens (replacer le bénéficiaire au centre
du dispositif, proposer des règles de
financement transparentes, limiter de la
captation de stagiaires, éviter les pratiques
élitistes, etc.). Néanmoins, des insuffisances
demeurent quant à la formulation des objectifs
assignés aux OISP et aux EFT, et notamment
eu égard à l’évaluation du parcours
d’insertion.
Une coordination et des synergies plus
importantes permettraient de mieux éviter
les pièges de la mise en concurrence des
différents opérateurs et d’offrir une meilleure
compréhension de l’ensemble du
dispositif.
Dans cette coordination, le Service public
de l’emploi (SPE) a un rôle essentiel à jouer:
il doit en avoir les moyens ! Ce service doit
pouvoir contrôler les objectifs assignés aux
opérateurs en pleine connaissance des
méthodologies mises en œuvre. En outre,
le renforcement de cette coordination est
susceptible d’améliorer l’évaluation du
succès de la réforme même du Forem et
s’inscrit dans l’évaluation du parcours
d’insertion (établissement d’un bilan de
compétences, liens avec le dispositif de
validation des compétences).
annick.thyre@fgtb-wallonne.be
(081/32.88.88)
isabelle.michel@fgtb-wallonne.be
(02/506.83.98)
et doit rester payable à un niveau
qui assure aux pensionnés un vrai
revenu de remplacement, lié au
bien-être, c’est-à-dire à l’évolution
du salaire moyen brut des
actifs. Seul ce type de pension
garantit la cohésion sociale.
Thierry BODSON,
Secrétaire général de la FGTB
wallonne, trace en conclusion
les perspectives syndicales pour
l’année 2003.
Dates de passage :
Diffusion : jeudi 13 février 2003
vers 23 h 30 – RTBF 2
Rediffusion (Perspectives):
mercredi 12 février 2003 après
JT dernière – RTBF 1
L'enregistrement de l'émission
est disponible auprès du secrétariat
de la FGTB wallonne
(iw@fgtb-wallonne.be
02/506.82.17).
|
|
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
|
|