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Le maintien du pouvoir d’achat
L'indexation automatique des salaires a pour but d'assurer le maintien de notre pouvoir d'achat.
On entend par là la capacité d’acheter la même quantité de biens et de services avec son revenu actuel qu'auparavant.
Prenons un exemple: l'an dernier, l’ensemble de vos courses de la semaine vous coûtait 100 €.
Cette année, le même caddie vous coûte 103 €. Si votre salaire n’avait pas bougé, vous auriez perdu 3% de votre pouvoir d’achat. Mais comme votre salaire est lié à l’index, au lieu de gagner par exemple 1.000 € net, vous en gagnez 1.030, soit 3 % de plus. Votre pouvoir d’achat reste ainsi intact. |
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L’indexation
L'index ou l'indice des prix à la consommation reflète l'évolution des prix de détail d'un certain nombre de produits et de services consommés par le Belge moyen. Si les prix des produits et des services augmentent, l'index suit cette hausse. Lorsque l'index dépasse un certain niveau, les salaires sont automatiquement adaptés à l'index.
L'indexation automatique ne s'applique pas uniquement aux salaires des secteurs public et privé mais aussi à toutes allocations sociales (pensions, chômage, allocations familiales, minimex, etc). Avec le Luxembourg, la Belgique est le seul pays dans le monde où cette liaison automatique des salaires à l'index existe encore.
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L’index santé
Depuis janvier 1994, les salaires et les allocations sociales sont indexés sur base de la moyenne quadrimestrielle de l'index santé. Celui-ci correspond à l'index normal sans tenir compte de l’évolution du prix du tabac, des alcools et des carburants. L’évolution du prix de ces produits n’est donc pas prise en compte dans le calcul de l’index santé. Cet index augmente donc moins vite que l’indice des prix à la consommation. L’indexation des salaires et allocations sociales est par conséquent ralentie. |
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L’indexation des allocations sociales et des salaires de la fonction publique
L’indexation des allocations sociales et des salaires de la fonction publique se fait non sur l’index santé lui-même mais sur l’index santé lissé, c’est-à-dire la moyenne des index santés de 4 mois. L’indexation n’intervient que lorsque cet index a dépassé un certain niveau appelé « pivot ».
Les salaires sont alors augmentés de 2%.
L'index pivot augmente également de 2% et il faut attendre un nouveau dépassement de ce nouveau pivot pour indexer à nouveau les salaires des fonctionnaires et les allocations sociales.
Le salaire minimum interprofessionnel ainsi que les allocations sociales sont indexés automatiquement le mois qui suit le dépassement de l’indice pivot.
Les salaires du secteur public ne sont pas immédiatement indexés au moment où l'index pivot est dépassé, mais après un mois seulement.
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L’indexation des salaires dans le secteur privé
Dans le secteur privé, le moment où les salaires sont indexés est négocié dans les commissions paritaires et est défini dans des conventions collectives. Cela signifie donc qu'il y a différents systèmes : soit l'indexation est basée sur un index pivot, soit l'indexation a lieu à des moments fixes (par exemple tous les trois mois ou une fois par an). Il existe aussi un système mixte : les salaires sont indexés à des moments fixes mais uniquement en cas de dépassement de l'index pivot. Il existe enfin des systèmes « all in » ou de solde par lesquels l’évolution des salaires (augmentation salariale réelle et indexation cumulées) est fixé d’avance, quelle que soit l’évolution de l’index. |
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La réforme de l'index
Tous les 8 ans, notre index est réformé en profondeur. En effet, la manière de nous vêtir, d’aménager nos maisons, de nous déplacer … changent au cours du temps et notre index doit alors y être adapté.
La dernière grande réforme date de 2006. Nous avons un nouvel indice depuis janvier 2006 avec 2004 comme année de base. L’année de base est l’année à partir de laquelle le compteur est remis à 100, en d’autres mots l’année à laquelle on ré-évalue à ‘100’ le panier de l’index.
Ce panier de l’index a également été revu. Une série de biens et de services ont été supprimés, tels que la laine à tricoter, la cuisinière au gaz, le magnétoscope, la radiocassette avec lecteur de CD, les conversations téléphoniques à partir d’une cabine téléphonique. Une série d’autres biens et de services ont été ajoutés, telles que le pain multi-céréales, le robinet mélangeur, le lave-vaisselle, le lecteur DVD, le PC, les GSM, les conversations par GSM, et l’abonnement internet.
Lors de la réforme, le ‘poids’ respectif des biens et des services dans le panier de l’index est également adapté, de même que le mode de calcul de certains biens et services, comme les voitures. Les ‘poids’ traduisent l’importance d’un produit particulier au niveau des dépenses d’une famille moyenne/’normale’.
Lors de l’importante réforme de 2006, il a été convenu qu’outre la réforme habituelle tous les 8 ans, une mini-réforme de l’index serait opérée tous les deux ans. Cette mini-réforme vise à actualiser le panier de l’index. Ceci signifie que de nouveaux produits et services sont ajoutés au panier tandis que d’autres disparaissent. On évite ainsi que le panier ne corresponde plus à la réalité.
Depuis janvier 2008, nous connaissons le premier index qui a subi une mini-réforme. Les GPS et les ordinateurs portables ont par exemple été repris dans le panier de l’indice. |
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Quel est l'effet de la réforme de l'index sur l'indexation salariale ?
En introduisant un nouvel index et une nouvelle année de base, les indexes pivot doivent aussi être convertis à la nouvelle année de base via le coefficient de conversion.
La fixation du coefficient de conversion n’est pas une affaire purement technique. Il s’agit
d’un choix - en partie politique - qui est très important, car il a une influence sur le moment auquel les salaires et les allocations sociales seront indexés la fois prochaine.
Les partenaires sociaux négocient à ce propos au sein du Conseil National du Travail. Les syndicats ont toujours recherché la plus grande neutralité possible lors des négociations sur le calcul de ce coefficient. La conversion vers un nouvel index ne peut pas mener à un ralentissement, ni à une accélération de l’indexation.
Lors de la récente réforme, le coefficient de conversion a été établi à 0,8790.
Pour toutes les indexations basées sur le système des indexes pivot, il suffit de multiplier l’index pivot par 0,8790 pour obtenir le nouvel index pivot.
Prenons l’exemple des allocations sociales : l’ancien index pivot, c’est-à-dire 118,47 doit être multiplié par 0,8790 pour obtenir le nouvel index pivot 104,14. |
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